
(Photo de campagne d'un candidat sortant, 1981).
Sarkozy est officiellement candidat.
S'il faut retenir quelque chose de cette entrée en campagne pas très réussie, ce ne sera pas la "politique par le référendum", qui a fait un flop.
Ce n'est pas non plus sa nouvelle posture du "candidat anti système et anti élites", qui fait plus rire qu'autre chose.
Nicolas Sarkozy propose simplement l'amnésie collective.
Comptable de rien, il en endosserait presque le costume de candidat de l'opposition. Il avait déjà fait le coup en 2007 en se faisant l'ennemi de Chirac alors qu'il était numéro 2 du gouvernement. Or, si en 2007, on avait pu dire qu'il avait un certain "cran", aujourd'hui, cela s'apparente plus à de la schizophrénie.
Le chômage a son plus haut ? La casse des services publics ? La ruralité oubliée ? La jeunesse ? L'augmentation de la TVA ? La stigmatisation ? Les copinages ? Circulez, y a plus rien à voir...
L'appel au peuple est risible quand on fait l'effort d'égrener toutes les réformes votées par les parlementaires UMP, en bons godillots, contre l'opinion majoritaire.
Au fond, il voudrait qu'on oublie qu'il a été Président de la République.
Ne vous inquiétez pas M. Sarkozy, sitôt le 6 mai 2012 passé, on fera l'effort de vous oublier.
(Ci-dessous : photo de deux amis, Nicolas Sarkozy et Boris Ravignon, candidats UMP en mai-juin 2012)





