
Plus de 2000 personnes ont manifesté ce jeudi 27 mai à Charleville-Mézières lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle pour la défense de l'emploi et des retraites. A la fin de la journée, ce sont plus d'un million de personnes qui se sont mobilisées dans tout le pays.
Pourtant, Sarkozy continue à mépriser celles et ceux qui défendent les retraites : les cortèges arrivaient à peine à destination que déjà, il envoyait son porte-flingue Luc Chatel faire ce que le gouvernement sait faire, de la provocation en déclarant que les français "valident la méthode du gouvernement".
La droite, partout où elle dirige, use de ces méthodes iniques. Dans les Ardennes, lors de la séance du Conseil Général du 21 mai dernier, on a pu voir la majorité UMP dans toute sa splendeur : méprisante, hypocrite et autoritaire. Autoritaire, car la méthode employée par Benoît Huré et ses acolytes est scandaleuse. Les conseillers généraux ont découvert, au moment du discours du président quel serait l'objet exact du vote concernant la fin de la gratuité des transports scolaires, qui concernait finalement uniquement les lycéens et plus ensemble des jeunes ardennais, comme cela était prévu au départ. Toutefois, ne soyons pas dupes, la fin de la gratuité interviendra pour tous les jeunes ardennais l'année prochaine, après les élections cantonales... La méthode employée en a dérouté plus d'un car même certains membres de la droite départementale ne savaient plus ce qu'ils allaient voter et l'ont fait savoir, à l'instar de J-F Leclet...
Méprisante, car en plus de nier le refus général des ardennais, l'attitude de la majorité UMP durant cette séance a été indécente. A plusieurs reprises, certains élus UMP ont invectivé des spectateurs venus nombreux refuser la fin de la gratuité des transports scolaires en pleine crise économique.
Hypocrite, parce qu'elle n'assume pas ce qu'elle a fait. En pleine séance, un conseiller général de droite demande la parole pour réclamer... le vote à bulletin secret. Cela lui sera fort heureusement refusé. Hypocrite, car elle essaie de se dédouaner de son vote en accusant les personnes à la recherche d'emploi et celles qui touchent les minima sociaux d'être les vrais responsables de la fin de la gratuité pour les jeunes. "Ils coûtent cher et il faut faire des choix" disent-ils en résumé dans les bulletins d'informations distribués dans les cantons...
A Nouzonville, on prépare le changement. Faites comme la vingtaine d'habitants de notre canton ces dernières semaines, rejoignez-nous au PS de Nouzonville.